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Guide du mixage, premier chapitre, le gain staging.

Mis à jour : il y a un jour


Bonjour, aujourd'hui' je vous propose de vous parler de l'étape de mixage, une des étapes les plus complexes lors de la réalisation d'un projet. Même si vous êtes musiciens et non ingénieur du son il est important de connaitre toutes les étapes du mixage, puisque cela doit être fait en collaboration avec l'ingénieur du son en charge de votre projet, il est également pratique de connaître toutes ces étapes afin de réaliser facilement vos maquettes vous-même. Etape 1 : Mise à plat et gain staging

Lorsque vous commencez un mixage, avant de vous jeter sur vos plugins préférés, il faut faire ce que l'on appelle une mise à plat, c'est à dire faire un équilibre entre les sources uniquement à l'aide des faders et des panoramiques et en vérifiant que le bus master ne soit jamais dans le rouge. Si une mise à plat a été exportée par l'ingé son qui a réalisé les prises, prenez le temps de l'écouter et de faire une mise à plat qui se rapproche de celle-ci, puisqu'elle a dû être fait en accord avec les artistes, ainsi vous aurez déjà une idée de comment les artistes entendent l'équilibre entre les instruments. Une fois cette mise à plat terminée, faites ce que l'on appelle le "Gain Staging", c'est à dire refaire le gain des pistes si nécessaire, pour cela jetez un coup d'oeil rapide à vos faders, si vos faders sont proches du 0 dB c'est que le gain à l'enregistrement a bien été réalisé, si certains faders sont plus aux alentours des -15 dB, cela signifie que le gain est trop élevé, il faut alors insérer un plugin gain et lui mettre une valeur de -15 dB, ainsi vous allez pouvoir remettre votre fader à 0 dB et être plus à l'aise et plus précis pour mixer tout en gardant du headroom. L'étape du gain staging peut paraître inutile mais en réalité cela va vraiment vous faciliter la tâche de mixage, puisque si celle-ci est bien réalisée, vous allez obtenir un mix déjà très bien équilibré avec tous les faders du projet sur le 0 dB, vous serez également plus précis dans vos automations de volume et vous allez travailler dans un niveau adéquat pour vos plugins. Prenez le temps de faire des panoramiques pour placer les sources dans l'espace stéréophonique, et ainsi éviter les effets de masquages, n'oublier pas les sources qui possèdent de l'extrême grave comme le kick ou la basse doivent être au centre, puisque les systèmes son sont souvent en mono en dessous de 100 hz et cela évite les éventuels problèmes de déphasage. Une fois cette mise à plat terminée, exportez là et ajoutez là au projet, ainsi vous pourrez la réécouter à chaque étape du mixage pour voir si vous allez dans la bonne direction ou au contraire si vous êtes en train de détruire les prises. Pendant que vous réalisez cette étape, profitez-en pour renommer les pistes à votre convenance et ajouter des couleurs à chaque piste pour que le projet soit plus lisible, cela peut paraître inutile mais croyez-moi sur le long therme cela vous fera gagner beaucoup de temps, personnellement voilà le code couleur que j'utilise : Bleu clair : Les éléments percussifs (Kick, Snare, Toms, Timbales, Clap, Djembe) Jaune clair : Les cymbales (OH, HH, Ride, Tambourin) Rouge : La basse Violet : Guitare électrique Jaune foncé : Guitare acoustique, cordes (violon, violoncelle,...) Vert : Piano, orgue, synthétiseur Orange : Cuivre Rose : Voix Lead et choeur Marron : Effets, reverb, delay,.. Etape 2 : Groupes de pistes

Une fois de plus dans le but de vous faciliter la tâche il est maintenant venu le moment de faire des groupes de pistes que l'on peut également appeler STEMS. On va déjà grouper les pistes qui reprennent le même instrument mais avec plusieurs micros, par exemple pour la caisse claire si vous avez une piste Snare Top et une piste Snare Bottom, groupez les deux pistes en une, et ensuite faite un groupe avec tous les micros de la batterie afin de pouvoir appliquer des traitements à l'ensemble de la batterie. Faites un groupe avec toutes les prises de guitares électriques, un groupe avec tous les synthés, toutes les prises de chant lead, toutes les prises de chant choeur etc... Si un élément comme la basse par exemple ne possède qu'une seule piste faites quand même un groupe basse. Cela va vous aider à y voir encore plus clair dans votre projet, mais également vous faire économiser des plugins donc de la ressource processeur. Si vous désactivez la vue des pistes audio sur votre mixeur pour laisser la place uniquement aux groupes, vous allez donc pouvoir mixer sur une dizaine de stems au lieu de travailler sur les 50 pistes du projet, ainsi on y voit plus clair, et ce sera également plus pratique pour muter, ou baisser le son d'un groupe d'instruments. Évidemment certains traitements seront à faire sur les pistes directement et d'autres sur les groupes. Nous verrons plus tard que suivant le cas de figure il est plus judicieux de faire les automations de volume pré ou post traitement de groupes. En général voilà à quoi ressemble ma liste de stems : Kick Snare Toms Cymballes Toute la batterie Basse Guitare électriques Guitares acoustiques Synths nappes Synth lead Cuivres Choeurs Voix Lead Refrain Voix Lead Couplet Fx MIX Comme on peut le voir dans la liste le dernier groupe est un bus mixage, c'est un bus master sur lequel je vais appliquer quelques traitements, comme une légère compression, souvent un EQ, et parfois un léger limiteur dans le but d'écouter mon mix comme s'il était déjà masterisé. Je vais aussi mettre un plugin d'analyse, comme le Izotope Insight qui me permet de voir la dynamique du morceau en lufs, pour éviter de trop compresser mon mix général. Dans le prochain chapitre nous verrons l'utilisation des égaliseurs. Laurent Deuxième chapitre, l'égalisation.

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